Efficacité et croyance

Ci-après je simplifie les choses.

Le prêtre et la croyance

Un souci important pour le prêtre est de maintenir la cohésion et la continuité du groupe.
Un des moyens est l’existence d’une croyance commune.
Cette croyance commune se traduit par des images partagées et des textes partagés.

Le décalogue

Le décalogue est un exemple de croyance partagée.

Source : WikiMédia Texte du décalogue en hébreu d’après un papyrus ancien 

Le décalogue est l’exemple type de totem (relation entre dieu et la tribu) et de tabou (règles et interdits).
La croyance dans ce qui est dit dans le texte – écrit et oral – est fondatrice de l’unité de la tribu puis du peuple.

L’efficacité pour le guérisseur / chamane

Le « boulot » du chamane est de guérir.
Le chamane a une relation à la formule « sacrée » différente de celle du prêtre.
Ce qui intéresse le chamane c’est l’efficacité pour guérir.

« Crois-tu ? » la mauvaise question

Dans la vie ordinaire on essaie de formuler une question précise pour avoir une réponse utile.
Exemple de question : « Cette plante est-elle efficace pour une piqure de moustique ? »
Si l’on avait dit « une piqure d’insecte » la question aurait dû être précisée : « quel insecte ? »

Pour ce qui est de la question « crois-tu ? », cette question peut être le problème lorsqu’elle est hors du champ.
Poser la question à un chamane « crois-tu ? » est hors du champ.
En effet si le chamane utilise une formule c’est que la formule est efficace.
Le chamane SAIT que la formule est efficace.

Exemple : je SAIS que la clé n° 343 ouvre le placard à balais.
La question « CROIS-TU que la clé …  » n’a aucun sens puisque je SAIS.

Il est donc tout à fait hors champ de demander au chamane « CROIS TU ? » puisque le chamane SAIT.

Hallelujah – Leonard Cohen

Interprétation par le groupe Pentatonix

Des millions d’humains écoutent cette chanson !
Combien d’entre-eux croient-ils vraiment au dieu de la Bible nommé Elohims, Adonaï, Jehovah ?

Combien écoutent cette chanson parce que cette chanson leur fait du bien ?
Par exemple les fait pleurer, leur fait « poser un paquet de tristesse » ?

Une triple relation

Dans l’exemple de l’Hallelujah de Leonard Cohen on a trois dimensions :
– la légende du roi David qui aurait inventé un accord musical puissant
– le mot hallelujah prononcé comme un « cri » dans un rituel contre les tabous religieux
– une interrogation sur l’articulation du thérapeutique et du religieux

La relation des êtres humains avec le chant qui guérit est souvent complexe.

Une relation unique ici et maintenant

C’est l’histoire d’un moment de vie où Kevin a une très forte émotion en écoutant un chant de guérison.
Deux cas peuvent se présenter.
Soit, toute sa vie, Kevin pourra ré-écouter ce chant et y trouver une ressource.
Soit l’instant aura été unique et Kévin ne le retrouvera jamais : nostalgie voire souffrance de ce paradis perdu.

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Source : WikiMédia

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